C’est quoi « l’Authentique Bouddhisme » ?

Le Bouddhisme[1] est une pratique spirituelle qui concerne environ 500 millions de personnes à travers le monde. Le mot vient de « Budhi », « l’éveillé ». Ses origines remontent à environ 2600 ans, lorsque Siddhartha Gautama, connu sous le nom du Bouddha Sakyamuni, atteint l’état « d’éveillé » à l’âge de 35 ans.

Le Bouddhisme enseigné au Centre ZIME se rapproche le plus fidèlement de l’Enseignement de Bouddha Sakyamuni. Sans prétention aucune, nous considérons l’Enseignement ZIME comme la continuité du Bouddhisme d’origine, tel que fondé et pratiqué par Bouddha Sakyamuni.

Afin de mieux aborder la pratique du Bouddhisme, nous répondrons à des questions qui nous sont le plus souvent adressées par des personnes intéressées à connaître et comprendre l’Enseignement dispensé au Centre ZIME.

Le Bouddhisme est-il une religion ?

Pour beaucoup, le Bouddhisme va bien au-delà de la religion et la philosophie ; c’est une façon de mener notre mode de vie. Cette pratique spirituelle permet de trouver le bonheur parce qu’elle signifie « sagesse et compassion ». La voie bouddhique peut être résumée ainsi :

  • Mener une vie morale ;
  • Être attentif et conscient de ses pensées, paroles, gestes et actions ;
  • Développer la sagesse, la compréhension et la compassion.

Comment le Bouddhisme peut-il vous aider ?

Le Bouddhisme apporte un but à la vie en expliquant l’injustice apparente et les inégalités qui règnent dans le monde entier, en plus de fournir un code de conduite, une pratique et un mode de vie dans le quotidien qui mènent au vrai bonheur.

Pourquoi le Bouddhisme recèle le potentiel de devenir populaire ?

Le Bouddhisme s’est développé dans les pays occidentaux pour un certain nombre de raisons. Le Bouddhisme apporte des réponses à un grand nombre de problèmes des sociétés modernes matérialistes. Il propose également une compréhension profonde de l’esprit humain.

Qui était Bouddha ?

Siddhartha Gautama dit Bouddha Sakyamuni/Shākyamuni « sage des Śākyas » est issu d’une famille royale de Kapilavastu (aujourd’hui situé au Népal) où il naquit.  À 29 ans, il prend conscience que la richesse et le luxe ne garantissent aucunement le bonheur. Il explore différentes religions, philosophies et enseignements de son époque pour tenter d’identifier la clé du bonheur humain qu’il ne retrouve pas à travers ces pratiques.

Après six ans d’étude et de méditation, il trouve « la voie du milieu » et atteint l’état d’éclairé, de « Bouddha » par lui-même. Après son illumination, le Bouddha passe le reste de sa vie à enseigner les principes du Bouddhisme, appelés le Dharma/Dhamma ou la Vérité – jusqu’à sa mort vers l’âge de 80 ans.

Bouddha était-il un dieu ?

Non seulement Bouddha n’était pas un dieu, mais il n’a jamais eu la prétention de l’être. Il a vécu en homme simple qui passa son temps à montrer un chemin vers l’éveil selon sa propre découverte.

Les bouddhistes adorent-ils des idoles ?

Les bouddhistes rendent parfois hommage à des images du Bouddha ; cette pratique n’est ni un culte et ni une façon de réclamer des faveurs.

Une statue du Bouddha qui se repose en paix dans un sourire doux de compassion nous incite à faire l’effort de développer la paix et la compassion de nous-même. Les différentes statues représentent nos propres états intérieurs ainsi que la reconnaissance pour l’Enseignement qu’apporte le Bouddha.

Pourquoi tant de pays bouddhistes vivent dans la pauvreté ?

L’un des enseignements fondamentaux du Bouddhisme est que la richesse ne garantit pas le bonheur et qu’elle n’est pas permanente. Qu’ils soient riches ou pauvres, les gens de tous les pays du monde éprouvent la souffrance. Ceux et celles qui comprennent les enseignements bouddhiques gardent une chance de trouver le vrai bonheur.

Y a-t-il différents types de Bouddhisme ?

Il y a de nombreux courants dans le Bouddhisme. D’un pays à l’autre, la culture et les coutumes ont influé sur sa pratique. Le temps a aussi laissé la porte ouverte à diverses interprétations, quoique l’essence de l’Enseignement est de retrouver le chemin de la cessation de la souffrance à travers le Dhamma/Dharma ou de la vérité sans égard à la religion ni aux croyances.

Les autres religions ont-elles tort ?

Le Bouddhisme est également un système de croyances tolérant envers toutes les autres formes de croyances. Il est toujours en accord avec les enseignements moraux des différentes religions, tout en allant plus loin et en fournissant un objectif sur le long terme qui concerne nos existences à travers la sagesse et la compréhension profonde.

Le Bouddhisme est très tolérant, il ne défend aucun symbole.  Ajoutons que les bouddhistes ne prêchent pas et n’essayent pas de convertir les autres. La démarche bouddhique se place dans l’explication, dans la juste compréhension et dans l’étude lorsqu’on les sollicite.

Le Bouddhisme et la science

La science est au service de la connaissance. Dans un système donné, elle permet de constater et d’utiliser des faits tout en formulant des lois naturelles en relation avec les connaissances générales.

Le cœur du Bouddhisme correspond à une doctrine ouverte : la pratique fondamentale consiste à être présent, ici et maintenant. Le Bouddhisme repose sur la compréhension à percevoir la vérité de la souffrance, la réalité de l’insatisfaction et non la croyance, ainsi que le discernement de l’existence des autres phénomènes par lesquels nous sommes tous interreliés.

Les Quatre Nobles Vérités[2], découvertes par Bouddha Sakyamuni, peuvent être testées et éprouvées par quiconque en fait la demande pour retrouver le chemin de la cessation de la souffrance. Bouddha, lui-même, demanda à ses disciples de tester son Enseignement plutôt que d’accepter sa parole comme vraie d’emblée.

Qu’enseigne fondamentalement Bouddha ?

Le Bouddha a enseigné de nombreuses choses, mais les concepts fondamentaux du Bouddhisme peuvent se résumer aux Quatre Nobles Vérités et à l’Octuple Noble Sentier, appelé aussi la voie du milieu parce qu’il évite les deux extrêmes pour parvenir à la disparition de la douleur et de la souffrance physique et psychologique.

[1] Vu le caractère noble et sacré de cet Enseignement, le Centre ZIME emploie la lettre majuscule pour le mot Bouddhisme de même que pour le mot Enseignement.

[2] Martine Chu-Jiong-Seng, Le Bouddhisme…l’Enseignement de Bouddha Sakyamuni, Éditions Bodhi Shin, 2011, Boucherville (Qc), Chapitre 8, pages 75 à 83 de 168 pages.